Je suis une malade psychique... atteinte de la phobie sociale : la blemmophobie.
Définition:
C'est la crainte du regard des autres. Cette crainte se retrouve dans le trac de parler en public ou dans une timidité (réserve excessive lors des premiers contacts avec des inconnus).
Manifestations :
Émotions pénibles, angoisse, repliement sur elle-même, sentiment de honte
Des modes de pensées négatives : la personne qui présente cette phobie a une peur permanence d'être jugée par les autres avec l'impression que les gens vont l'observer et remarquer ses faiblesses... mauvaise estime de soi.
Comportements d'évitement : évite les situations sociale ou elle se sent trop vulnérable : refuse certaines invitations, ne se rends pas au réunions, Si elle ne peut éviter, elle adopte des comportements de protection, destinés à ne pas attirer lattention sur elle : ne pas parler ou le faire très brièvement, ne pas regarder dans les yeux...
L'anxieux social a une conscience de soi aiguë, invalidante en situation sociale, encombrante même. Quand il stresse, il a du mal à se concentrer.
Elle entraîne un lourd handicap : davantage de solitude, des difficultés professionnelles, dépression, tendance à boire de l'alcool.
La souffrance quotidienne de ces personnes est importante, d'autant plus que souvent elle ne sont pas perçues comme timides par leur entourage, mais plutôt comme distantes, froides, peu sympathiques.
Ces impressions erronées vient de leur tendance à se protéger et à mettre de la distance entre elles et les autres.
Il existe différentes formes de phobies sociales :
- Peur de l'apparition d'un signe physique d'anxiété, peur de se mettre à rougir, à transpirer, à trembler...
- Peur d'une situation précise : écrire, manger, boire ... devant les autres.
- Peur généralisée : peur de toute forme de contact avec autrui, même le simple fait d'être regardé entraîne alors de l'angoisse.
L'anxiété :
L'anxiété provoque une désintégration totale de la performance, au point que, lorsqu'elle atteint des degrés particulièrement prononcés, elle affecte fortement le comportement dans un sens négatif. Elle peut dégénérer en névrose d'angoisse, qui est un trouble somatique et non psychique, quand l'anxiété, devenue chronique, se manifeste par des crises répétées.
Snaith a conclu en 1991 qu'il semblait effectivement exister un terrain héréditaire. Un individu "vulnérable" réagira à un niveau de stress limité et, chez certaines personnes, le simple stress de la vie quotidienne peut suffire à déclencher une forte anxiété. pour les autres qui sont moins sensibles, il faudra un stress extrême avant que se développe un état d'anxiété.
La capacité à combattre le stress peut également être influencée par l'éducation. Si par exemple des parents très anxieux ont tendance à adopter un comportement hyperprotecteur car ils considèrent le monde comme un endroit terrifiant, ils risquent d'avoir des enfants qui éprouveront des peurs irrationnelles. par ailleurs, une personne n'ayant pas bénéficié dans les premières années de sa vie de l'affection de personnes très importantes pour elle peut nourrir une anxiété perpétuelle concernant l'abandon et le rejet.
Au delà de la peur, la honte :
Souvent, il y a aussi plus que la peur : de la gêne, de l'embarras, de la honte même. Alors que la peur est l'émotion du danger, la honte est celle de la conviction que l'on a pas su faire face à ce danger, sous le regard secrètement désaprobateur d'autrui. Comme l'écrivait le philosophe Vauvenargues "La timidité peut-être la crainte du blâme, la honte en est la certitude".
La plupart des peurs sociales procèdent de la crainte d'être jugé négativement. Lorsque cette crainte est devenue une certitude, plus sous l'effet de nos convictions intimes que sous celui de la réalité des faits, ce n'est plus la peur qui nous habite, c'est la honte.
Si je suis éreutophobe, j'ai peur de rougir devant les autres. Mais lorsque j'ai rougi, je n'ai plus peur - le mal est fait - mais ce n'est pas mieux car j'ai honte, et je n'ai qu'une envie : disparaître sous terre. Car la honte peut s'avérer une émotion encore plus destructrice que la peur : elle est plus durable, encore plus insidieuse car elle amène à porter sur soi un regard dévalorisant. C'est elle qui pousse à s'isoler, parfois durablement, après un échange social que l'on estime humiliant ou tout simplement "raté", du moins à nos yeux.
De nombreuses personnes qui souffrent de peurs sociales sont fortement marquées par la honte.
Le sujet qui a la phobie sociale a une peur "irrationnel" d'être humilié et rejeté, il désire être oublié, il cache souvent son malaise et s'auto-observe de manière excessive.
Comportement, symptômes lors des situations sociales et conséquences :
Anticipation avant la situation
Le dialogue intérieur "négatif" et souvent "irréaliste"
Anxiété forte et persistante pendant la situation
Après la situation la honte persiste
L'anxiété est permanente et épuisante
Evitement total d'une situation ou des évitements subtils (faire semblant d'être fatigué, rester silencieux, mettre des lunettes foncées pour fuir le regard des autres....)
Evite surtout les situations ou l'on se sent observé ou jugé
Lorsqu'on évite au début on est soulagé mais plus on évite plus l'anxiété augmente.
L'anxiété est tellement forte qu'elle peut aller jusqu'à une attaque de panique. (Voir les symptômes d'une attaque de panique).
Déconcentration et perte du fil de la conversation (les idées s'embrouillent)
Difficultés pour s'affirmer
Perte d'estime de soi
Se juger de manière très dévalorisante
Parfois de l'agressivité
D'autres troubles psychologiques peuvent s'ajouter à cause d'une anxiété permanente
Parfois des tics et autres phobies
Consommation d'alcool ou de tranquillisants pour se sentir mieux avant de rencontrer des gens.
Se sentir à l'aise seulement en famille ou avec de vieux amis (Mais pour certains phobiques sociaux tous les situations sociales sont gênantes).
Perte de réseau social
Des répercussions dans certaines (parfois toutes) situations sociales (famille, travail, amis... )
Incertitude sur l'avenir
Angoisses
Découragement
Dépression majeure
Détresse intense (souvent avec des envies suicidaires).
Voilà un texte trouvé sur le net qui "résume" cette phobie.